jeudi 1 octobre 2009

Un bug "casse-pied" avec les classes de matériaux

Un phénomène "casse-pied" se présente lors de la gestion des matériaux divisés suivant des classes.

Je suis parti du gabarit "Default Metric" dans lequel les matériaux sont divisés en classe sur base de ce tableau :



Je souhaite utiliser par exemple un matériau béton. Je filtre les matériaux pour n'afficher que la classe "concrete" :



Je sélectionne "concrete", car il répond à ma charte graphique au niveau de la représentation en coupe et projection au niveau des hachures. Malgré tout, comme je sais que je vais devoir réaliser une image de synthèse, et que ce béton sera peint en blanc, je vais dans les apparences de rendu du matériau, et je sélectionne une peinture blanche.





Je constate déjà que les classes de matériaux au niveau des bilbiothèques d'apparence de rendu ne sont pas les mêmes que les classes de matériaux (ici, pour l'exemple, c'est facile à voir, puisque mes classes de matériaux sont en anglais, et mes classes de rendus sont en français).
Lorsque je clique sur OK, pour valider la modification de rendu, je me retrouve avec mes matériaux, ou à priori, rien n'a changé... Erreur : réactivez dans la liste déroulante des matériaux la classe "concrete", et vous verrez par magie le matériau que vous venez de modifier (concrete) disparaître !






Ouvrez à nouveau la liste déroulante des classes de matériaux, et vous constaterez qu'il a créé une nouvelle classe, dénommée "Peinture" (ce qui correspond à la classe de rendu), dans laquelle j'ai mon matériau !



Agaçant !


Modifier les raccourcis clavier

Toutes les commandes peuvent être activées via un raccourci clavier.

Une partie d’entre eux peut être visualisée par l’appui sur la touche « TAB ».

Dès que vous appuyez sur TAB, les premiers raccourcis renseignés en info-bulles sont les changements d’onglets, vous ne visualisez encore aucun raccourci de commande.



Une simple pression sur la lettre correspondante active l’onglet, et affiche alors les raccourcis des commandes qui s’y trouvent : Ici, j’ai choisi la lettre M (Modifier), et les raccourcis suivants s’affichent :





A ce moment-là, vous activez la commande en choisissant les lettres appropriées.


Malgré cela, toutes les commandes ne sont pas activables via cette méthode « ALT ».

Exemple : si j’active l’onglet « Début » (lettre H), puis la lettre W (pour mur), il ouvre le sous-menu de création de mur, mais n’active pas une des commandes de création de mur. Par contre, si je choisis la commande Fenêtre (lettre I), j’active réellement la commande.

Donc en résumé, toutes les commandes accessibles en première ligne dans les onglets sont activables. Celles qui nécessitent l’activation d’une commande dans un sous-menu de l’onglet ne le sont pas.

De plus, on peut s’interroger sur la réelle utilité de cette méthode via la touche TAB. De fait (et les utilisateurs d’autocad ne me contrediront pas !), le raccourci clavier n’existe à priori que pour gagner du temps. La logique veut donc que l’on puisse, d’une part, paramétrer ses propres raccourcis, et d’autre part, les connaître par cœur, pour réellement gagner du temps.


Voici la méthode pour enregistrer soi-même ses propres raccourcis :


Tous ceux-ci sont encodés dans un fichier texte qui se situe dans l’arborescence Vista à cet endroit :



Il s’agit d’un simple fichier texte, qui s’ouvre donc avec le bloc-notes de Windows. En voici sa structure :




En parcourant le fichier, vous pouvez constater que toutes les commandes sont bien là, mais qu’elles ne sont pas toutes activables par un raccourci.


Vous constatez également que vous avez des séries de raccourcis pour tous les gabarits de familles :






Comment ajouter un raccourci ?


Examinons de près une ligne de raccourci :


 
Les lignes débutant par un « ; » n’ont pas de raccourci encodé. Le signe « ; » veut dire qu’il s’agit d’une remarque : la ligne n’est donc pas lue au démarrage de Revit.


Pour encoder un raccourci, il suffit donc de retirer le « ; » et de mettre entre les deux guillemets les lettres souhaitées. Exemple : j’ai ici modifié le raccourci pour la création du mur « WA » par « MU », et j’ai ajouté le raccourci pour le mur porteur « MP ».



Une fois cela fait, vous sauvez le fichier. Si Revit est ouvert, il faut quitter et relancer.

Une fois dans Revit, activez la commande mur via le raccourci MU. Cela fonctionne très bien.
Par contre, en activant le raccourci MP, rien ne se passe…

Pourquoi ?


La raison de cela est que sans le savoir, nous avons encodé un nouveau raccourci qui existait déjà !.


Activez la commande (MP), puis bougez la souris et attendez : vous verrez cette fenêtre apparaître :


Ayant plusieurs commandes renseignées pour le même raccourci, Revit vous demande de faire le choix de la bonne : en utilisant les flèches du clavier, vous faites défiler dans le bas à gauche de l’écran les différentes commandes disponibles. Une fois la commande souhaitée affichée, vous appuyez sur Enter ou la barre d’espace pour l’activer :






A nouveau, le raccourci étant là pour faire gagner du temps, si le cas expliqué ci-dessus se présente, l’idéal est de modifier le raccourci !

Coordonnées d'un projet

Au cas où l’on a plusieurs bâtiments identiques à implanter sur un terrain, on modélise une fois ce bâtiment, et on le lie dans un fichier du terrain, en travaillant avec des emplacements partagés enregistrés.

Ce sujet a déjà été traité dans le tutoriel intitulé « Gérer plusieurs emplacements pour un bâtiment ».

http://3dho-revit.blogspot.com/2008_10_01_archive.html

Nous allons aborder ici un autre sujet traitant également des coordonnées. Je suppose que je démarre un projet avec ses coordonnées initiales en (0,0,0), ne connaissant pas les coordonnées X, Y et Z du bâtiment sur le terrain. Une fois que j’aurai ce renseignement, je souhaiterai adapter les coordonnées du projet afin de refléter la réalité du terrain. Il existe pour cela trois méthodes, qui ont en fait le même résultat, mais qui « s’encodent » de façons différentes. On pourrait même dire quatre, mais une d’entre elles n’est pas « raisonnable ».

Première méthode (à éviter) :


Déplacer la totalité
des informations aux bonnes coordonnées. Même si on fait cela tout au début, il faut savoir que si l’on a dans le gabarit utilisé des coupes et élévations déjà positionnées et cadrées, celles-ci resteront aux emplacements d’origine. Cela nécessitera donc de modifier par après tous les cadrages de ces vues. De plus, si le projet contient déjà un grand nombre d’informations 3D, il y a grand risque que certaines choses « sautent » (raccords, de murs, etc,…).

Donc, méthode à éviter, et même à oublier !


Deuxième méthode : « spécifier les coordonnées d’un point ».

Toute coordonnée peut être affichée sur base des coordonnées projet ou des coordonnées partagées. Pour avoir accès aux coordonnées partagées, il suffit de spécifier les coordonnées réelles d’un seul point, et tout le projet sera adapté (sans avoir à déplacer les choses).

Comment procéder ?

Imaginons que l’on travaille sur base d’un gabarit qui contient déjà deux axes de canevas (A et 1) se croisant aux coordonnées (0,0), et le niveau fini du rez (H000_NF) qui est à une altitude de 0. Il s’agit des coordonnées « projet ».



Pour modifier cela, je vais dans l’onglet « Gérer », et j’active la commande « Spécifier les coordonnées du point ».
Je commence par la vue en plan, et je modifie les coordonnées X et Y du point d’origine.

Je clique sur le croisement des deux axes, et j’encode les nouvelles coordonnées.

Afin de s’assurer du bon fonctionnement de la méthode, je positionne à cet emplacement une cote de coordonnées. Pour l’instant, c’est (0,0) qui s’affiche, c’est normal !


Je refais la même chose (spécifier les coordonnées d’un point), en élévation, et en sélectionnant le niveau fini du rez. J’y encode la valeur Z. A nouveau, l’affichage reste à 0, c’est normal !

Les coordonnées affichées actuellement, tant dans la cote de coordonnées, que dans le niveau, sont les coordonnées « Projet ». N’ayant pas déplacé les informations 3D, il est logique que celles-ci soient restées à 0.

Le fait d’afficher les coordonnées projet ou partagées appartient aux caractéristiques du type des éléments.


Revenons donc à la vue en plan, sélectionnons la cote de coordonnées et allons dans ses caractéristiques de type : en descendant dans la liste des éléments, je vois l’élément « Origine des coordonnées ». Je modifie la valeur de « Projet à « Partagée ».


Cela donne alors ceci :





Je fais la même chose dans les caractéristiques du type du niveau, pour l’élément « Base de l’élévation »




Troisième méthode : « Replacer le projet ».

Les cotes et niveaux doivent toujours être en base partagée.

La différence réside dans le fait que plutôt que d’encoder les coordonnées X, Y et Z, on réalise à l’écran un vecteur de déplacement qui correspond aux coordonnées souhaitées.

Cela consiste en fin de compte à réaliser un déplacement vectoriel complet du projet, mais dans le système de coordonnées partagées.


La commande se trouve dans l’onglet Gérer, Position, « Replacer le projet ».

On réalise alors un vecteur de déplacement partant de (0,0) et se terminant au point de coordonnées souhaité (symbolisé ici par une croix).



Ce qui donne ceci :

Attention : tout comme dans la méthode précédente, il s’agit bien d’un déplacement fictif de tout le projet. Seules les coordonnées partagées sont modifiées. Pour s’en convaincre, si vous remettez les base de coordonnées de la cote en « Projet », vous verrez que l’on est toujours à (0,0).

La même méthode peut évidemment être utilisée en élévation pour un changement de coordonnées en Z.


Tous les cadrages préexistants sont dans ce cas-ci maintenus.


Quatrième méthode : « Modifier l’origine du projet ».


A nouveau, le résultat est le même, mais la méthode pour y arriver est différente : je vais dans les paramètres de visibilité/Graphisme de la vue (raccourci clavier VV), et j’ouvre la ligne « Site ». Je vois alors une ligne « Origine du Projet », qui par défaut est désactivée. Je l’active :

Dans ma vue en plan, je récupère un symbole placé à l’origine du projet (actuellement 0,0). Si je clique dessus, je vois apparaître les coordonnées X, Y et Z du point. (Si vous avez augmenté la taille des cotes temporaires pour la lisibilité, les textes se chevauchent. Mais bon, ils sont malgré tout visibles et utilisables).

Vous pouvez alors modifier les coordonnées directement en cliquant sur chacune.
Le même symbole peut être utilisé dans les élévations ou les coupes.

Ces trois méthodes aboutissent au même résultat : à savoir modifier les coordonnées partagées d’un point, et donc de tout le projet. Pour vous en convaincre, vous pouvez par exemple utiliser la méthode 2 pour modifier les coordonnées d’un point, puis vérifier qu’au niveau du symbole « origine du projet », les valeurs sont bien modifiées.

lundi 31 août 2009

La vue référencée

Nous allons voir comment créer des références de vues dépendantes d’autres vues du projet, et ce de façon automatique avec l’aide des lignes de correspondance..
Pour rappel, la vue dépendante est créée à partir d’une vue du projet (plan, coupe, façade), et se retrouve située sous la vue dont elle dépend au niveau de l’arborescence du projet. Toutes les modifications apportées à la vue principale seront automatiquement appliquées aux vues dépendantes, et inversement.
Voici un plan, dont nous souhaitons diviser la représentation en plan en deux vues dépendantes, afin de les mettre en page sur des feuilles différentes :


Comme nous le voyons sur l’image précédente, ce projet s’étend du rez au +3. Nous souhaitons créer des vues dépendantes des parties gauche et droite pour chaque étage.
Commençons par créer la première vue dépendante, pour la partie gauche du rez. Pour cela, je vais dans l’arborescence du projet, et sur la vue « Plan d’étage:H000-NB », je clique droit, et je valide « Dupliquer la vue », puis « Dupliquer en tant que vue dépendante ».



Je répète l’opération pour la deuxième partie droite du même étage. Une fois les deux vues créées, je les renomme en « H000 - Partie gauche » et « H000 - Partie droite ».


Je vais ensuite dans chacune des vues, et je modifie le cadre de la vue, afin de correspondre à ceci, respectivement pour la partie gauche et la partie droite :

Une fois que ces deux vues dépendantes sont cadrées correctement, je peux appliquer la même division en vues dépendantes sur les autres étages, de façon automatique.
Pour cela, je vais dans l’arborescence du projet et je clique avec le bouton droit sur la vue principale du rez, et je sélectionne « Appliquer les vues dépendantes ».



Je sélectionne alors dans la liste déroulante qui apparaît les étages qui m’intéressent. Ici, nous sélectionnons le 010, 020 et 030 (premier au troisième étage).
On constate alors que les vues dépendantes ont été créées automatiquement pour chaque étage concerné :



Il ne me reste plus alors qu’à les renommer, de façon similaire au rez :



Graphiquement, je souhaite maintenant ajouter un repère sous la forme d’une ligne, qui me permettra de repérer la séparation entre les deux plans.
Il existe une commande pour faire cela de façon automatique sur tous les plans concernés : il s’agit de la « ligne de correspondance ».
On active cette commande dans l’onglet « Vue » :



On passe alors en mode esquisse, et l’on trace la séparation entre les vues :


Je vais ensuite dans les propriétés de la ligne de correspondance, et je spécifie la plage d’étages concernée par cette séparation :



Ensuite, je valide. Si je souhaite que la ligne soit plus visible (plus épaisse, d’une autre couleur et d'un autre type de trait), je fais cela dans le tableau des styles d’objets : onglet « Gérer », « Paramètres », « Styles d’objets », ensuite onglet « Objets d’annotations », et enfin « Ligne de correspondance ».



Une fois cela fait, je peux vérifier que cette ligne est bien présente sur tous les plans (principaux et dépendants) des étages concernés.



Nous allons maintenant créer des repères de vues automatiques pour toutes ces vues dépendantes.
Cela se fait par l’intermédiaire du placement d’une « étiquette de référence de vue ».
Cette commande se trouve dans l’onglet « Annoter ». Il s’agit de la troisième icône dans la partie « Etiquette » de l’onglet :



Une fois la commande validée, nous allons d’abord modifier les caractéristiques du type, car aucune étiquette n’est chargée dans le type :



Pour cela, nous allons dans l’onglet « Insérer », et nous chargeons depuis la bibliothèque (Metric Library - Annotations) l’étiquette suivante :



Allons ensuite dans la vue principale du rez, activons la commande et commençons par encoder dans le type l’étiquette que nous venons de charger :



Nous allons d’abord référencer la partie gauche. Je sélectionne donc dans la liste déroulante, la vue « Partie gauche »



Je positionne ensuite mon étiquette à gauche de ma ligne de correspondance. Celle-ci ne donne pour l’instant aucun renseignement, puisque la partie gauche n’est pas encore positionnées sur une feuille :


Je fais de même pour la partie droite . Une fois ces étiquettes positionnées, je peux les recopier dans la partie basse du plan, afin d’avoir les deux mêmes repères de vue à l’autre extrémité de la ligne de correspondance :



Créons maintenant deux feuilles (nommées « Feuille gauche » et « Feuille droite »), et positionnons les deux vues du rez sur leurs feuilles correspondantes. Les étiquettes sont mises à jour automatiquement, de la même manière qu’une référence de coupe, d’élévation ou de détail.
Notez que l’on peut faire une rotation de l’étiquette pour s’adapter au dessin.


Nous utiliserons la même méthode pour les autres étages. Notez que dans la vue principale, vous avez les repères des deux vues dépendantes, alors que dans chaque vue dépendante, vous n’avez que le repère de l’autre vue dépendante.
Vous remarquerez également qu’en double-cliquant sur l’étiquette, Revit vous ouvre la vue correspondante (de la même manière que pour une élévation ou une coupe.

Les révisions

Ce post va expliquer la méthode à utiliser pour réaliser des nuages de révision sur un plan, et la méthode pour gérer ces différentes révisions.
Par défaut, il existe au départ dans tout projet une première révision. C’est dans cette révision que seront créés au départ tous les nuages.
On accède au tableau des révisions dans l’onglet « Vue », en cliquant sur la petite flèche à droite de « Composition de feuille ».






On accède alors à ce tableau :



La première révision par défaut qui existe porte donc le numéro d’ordre 1, et les champs suivants sont modifiables :
Numérotation : choix entre Alphabétique, Numérique, aucun. C’est ce numéro qui apparaîtra dans l’étiquette des nuages appartenant à une même révision;
Date : Date de la révision ;
Description : sans commentaire…
Diffusé : élément très important : on en verra l’utilité plus loin.
Remis à et Diffusé par : sans commentaire…
Afficher : choix entre « Aucun », « Etiquette », « Nuage et étiquette ». L’affichage du nuage seul sans étiquette s’obtient en choisissant « nuage et étiquette », et en désélectionnant les étiquettes dans les paramètres de visibilité de la vue.

Créons un premier nuage ; la commande se trouve dans l’onglet « Annoter », commande « Nuage de révision » :



Une fois la commande activée, on passe en mode esquisse, et si l’on clique sur le bouton « Propriétés du nuage », on obtient le tableau suivant :



On a accès à une liste déroulante qui permet de sélectionner la révision à laquelle appartient le nuage que l’on souhaite tracer.
Les 4 champs suivants grisés doivent être complétés dans le tableau des révisions.

Créons alors deux nuages et affichons leur étiquette :

On peut sans problème supprimer, déplacer ou modifier un nuage ; dans l’image suivante, un des nuages a été déplacé :


Créons maintenant une deuxième révision, sur base de l’illustration ci-dessous. J’en ai profité pour donner une description et une date à la révision 1. L’ajout se fait en cliquant sur le bouton « Ajouter »



Créons alors deux nuages attachés à cette deuxième révision. En esquisse, passer dans les propriétés du nuage et modifier la révision active :



Nous avons maintenant 4 nuages, attachés à 2 révisions. Ces nuages sont toujours éditables :


Supposons maintenant que nous diffusions à tous les intervenants du projet les modifications concernées par la révision 1. Une fois ces documents transmis, on retourne dans le tableau des révisions, et l’on coche la case « Diffusé ».



En faisant cela, vous constatez que les champs éditables (numérotation, Date, Description) ne sont plus modifiables.
De plus, si dans le plan, vous essayez de supprimer un nuage appartenant à une révision diffusée, vous verrez que cela ne marche pas. Si vous sélectionnez un nuage diffusé, le bouton « modifier l’esquisse » n’apparaît pas. Enfin, si vous tentez de déplacer un tel nuage, vous aurez le message suivant qui apparaît :



Aucune erreur possible donc ! Aucun litige possible à posteriori : dès la révision diffusée, les nuages ne pourront plus être modifiés en aucune manière.

On va donc constituer une véritable base de données de toutes les révisions dans le tableau. Elles seront ainsi toutes conservées. Il suffira de gérer la visibilité des révisions via ce tableau, pour permettre de revenir à tout moment à une révision diffusée ou pas.

Grand confort d’utilisation ! Qui n’a jamais été confronté à la recherche d’une ancienne révision sur un plan DWG transmis, mais pour lequel on n’archive pas forcément toutes les révisions passées ?

mercredi 20 mai 2009

Revit 2010 : Bug dans les familles de fenêtres

Ceux qui me connaissent savent que j'aime le dire (mais c'est tellement vrai !) : un logiciel sans bug est un logiciel démodé... Et (heureusement ou malheureusement) Revit 2010 n'échappe pas à la règle.

Voici un beau bug au niveau des familles de fenêtres. Le principe n'était visible chez moi que dans les fenêtres ; chez d'autres, il était également présent dans les autres gabarits de familles : à voir donc chez chacun.

Voici la démarche pour le reproduire :

- Ouvrez une nouvelle famille de fenêtre;
- Supprimez le vide par défaut ;
- Créez en plan une forme vide, dont vous verrouillez les 4 lignes sur les deux faces de murs et sur les plans latéraux gauche et droit ;
- Terminez la forme vide ;
- Passez en élévation extérieure ou intérieure, et faites un Glisser - Déposer (drag and drop) de la partie supérieure de l'ouverture jusqu'au plan de référence du linteau ;
- Un cadenas apparaît : verrouillez le
- Le bug est là :
- Déselectionnez la forme vide et resélectionnez la : en version 2009, un cadenas apparaitrait pour montrer le verrouillage qui a été fait sur le plan de référence supérieur : ici, non.
- Refaites un Glisser - Déposer de la ligne supérieure vers le bas : il va le faire, mais en vous signalant qu'il doit supprimer des contraintes : acceptez la suppression.
- Si vous ramenez la ligne sur le plan de référence supérieur, il est maintenant impossible de le reverrouiller !!!!
- là, deux comportements possibles sur deux machines différentes :  si je fais la même manipulation en élévation avec les lignes latérales gauche et droite, il me supprime les contraintes, mais je peux reverrouiller après. Sur une autre machine, les plans latéraux ne veulent plus non plus se verrouiller.

Heureusement, une solution permet de contourner le problème, puisque la commande d'alignement fonctionne et propose encore les cadenas ! Attention toutefois : l'alignement ne fonctionne que si la forme vide n'a pas encore coupé le solide. Si c'est le cas, l'alignement est impossible.

Pour avoir accès à cet alignement, il faut donc d'abord utiliser la commande "ne pas couper la géométrie" pour le vide, faire l'alignement, et ensuite à nouveau "couper la géométrie".

J'ai transmis ce bug chez Autodesk : ils ont accusé réception et transmis celui-ci au développement...

lundi 4 mai 2009

Revit 2010.. ou ... Où sont passées mes commandes ?

Alors ça y est ! Il est là ! Le revit nouveau est arrivé...

Et avec lui, la question classique qui va suivre : "où sont passées mes commandes ?"

Je me propose donc de faire ici un relevé de certaines commandes qui "semblent avoir disparu", et qui en fait, sont simplement ailleurs...

La première : "Nom d'un chien, où sont passées mes classiques extrusions par chemin, et autres volumes simples ?

De fait, lorsque l'on active l'outil "Volume in situ", situé dans le ruban "Volume et Site", on a accès aux nouveaux outils de modélisation, qui permettent de créer des surfaces gauches, et plein d'autres réjouissances. Mas cet outil est dédicacé à la modélisation de masses d'avant projets. Il fait donc appel à ces nouveaux outils, plus adaptés à ce type de démarche.
Les simples extrusions ne sont pas disponibles à cet endroit...




Par contre, si vous souhaitez créer une famille "in situ", les outils sont là ! J'explique :
On sélectionne le ruban "Début", puis l'outil "composant", "créer in situ"



On choisit ensuite la rubrique (même tableau que dans la version 2009) :


Le nouveau ruban qui apparait alors contient les deux objets souhaités " Plein" et "Vide".





Et nous y sommes : si l'on clique sur la petite flèche, sous l'objet souhaité, on retrouve les 5 types de modélisations classiques :


A noter également que tous ces outils sont évidemment disponibles immédiatement dès que l'on crée une nouvelle famille d'objet 3D, basée sur un gabarit...

mardi 14 avril 2009

Bug ou pas Bug ????

Vous avez probablement déjà tous été confrontés à des lignes "parasites" entre murs, en élévations, alors que les matériaux sont identiques...
Je viens d'être confronté à ce genre de problème. Je l'ai analysé dans tous les sens, et le cas que je vais vous montrer me semble clairement un bug !
Je crée un type de mur multi couche, dont l'extérieur possède une hachure de brique de parement.

Je superpose ensuite deux de ces murs, sur deux niveaux, et je constate, en premier lieu, qu'une ligne apparaît en élévation entre les deux murs :


Vous allez me dire : il suffit de créer un seul mur sur les deux niveaux ! Evidemment ! Mais je fais cela pour ma démo !!!
Si j'utilise l'outil "Attacher la géométrie", ces lignes disparaissent, puisque les murs sont jointifs, alignés et de mêmes matériaux.


Ici, ça commence à devenir intéressant : supposons que le mur inférieur doive comporter un soubassement en pierre bleue. Je vais donc dupliquer le type de mur, et scinder la couche extérieure, afin de créer ce soubassement :

Voyons ce que ça donne en perspective : mon soubassement est bien là (c'est la moindre des choses !) mais surprise : une ligne réapparaît entre les deux éléments en briques !

Continuons dans l'illogique ! De plus en plus fort. Je vais dans les propriétés de matériaux (Paramètres - Matériaux) et je modifie la couleur de la brique en élévation. Surprise : elle n'est modifiée dans mon modèle que dans le mur dont la couche n'est pas scindée, alors que c'est le même matériau appliqué dans les deux murs !

Je peux m'en convaincre en allant dans les propriétés du mur inférieur et en accédant à ces matériaux. La brique devrait bien être verte ! :



Il semble donc clair que, dès que l'on scinde un mur, la caractéristique de matériau est figée dans l'état où elle était au moment de la scission, et que Revit le désolidarise automatiquement de tous les autres matériaux, même à priori identiques !

Pour terminer la démo, sélectionnons le mur inférieur, en lui laissant son nom dupliqué, mais en supprimant le soubassement. Je lui redonne donc exactement les caractéristiques du mur supérieur : automatiquement, la brique devient maintenant verte. Par contre la ligne de séparation reste.
Comme les deux murs avaient déjà été joints par l'outil "attacher la géométrie", Revit refuse de les joindre à nouveau, puisqu'il considère que les deux murs sont déjà attachés !
Par contre, si je sélectionne le mur inférieur, que je le change de type en lui réappliquant le même type de mur que le supérieur sans soubassement, la ligne disparaît.
Si ensuite, je resélectionne le mur inférieur, et que je lui redonne le type de mur avec soubassement (qui a disparu) ( vous suivez ?), la ligne ne réapparaît pas...
Voila, voila...
Bon... comme on dit toujours : un logiciel sans bug est un logiciel démodé !!!!

lundi 16 mars 2009

Hachurage topographie en plan de sous-sol

Imaginons un bâtiment comprenant un sous-sol, et dont le terrain est plat. En voici la coupe :

On va réaliser le terrain 3D, au niveau 0. Rien de plus simple, nous créons une zone de topographie composée de 4 points, en carré, autour du bâtiment :


Les paramètres du site sont réglés afin d’avoir le hachurage du terrain jusqu’à un niveau de -500, ce qui donne ceci en coupe :

Nous réalisons ensuite un terre-plein, afin de « vider » les caves ! Cela donne ceci en coupe :

Et nous voici au sujet de ce « truc et astuce » : si l’on passe maintenant en vue en plan du sous-sol, on obtient ceci. Or la logique voudrait que l’on ait le hachurage de terre tout autour du bâtiment :


La solution est toute simple : pour que le hachurage de la topographie soit montré de façon automatique dans les vues en plan, il suffit que cette topographie possède un seul point dans la zone de coupe de la vue en plan. Ce n’est évidemment pas le cas ici, puisque les 4 points de la zone topographique sont au niveau 0. Ajoutons des points afin d’avoir la topographie suivante : des points au niveau 0 ont été ajoutés afin de garder l’assise plate du terrain, et un point a été ajouté en dehors de la zone de travail à un niveau de -200


De façon pratique, il suffit de réaliser ce point bien en dehors de la zone de travail, et de cadrer ses vues afin qu’il ne soit pas visible.
Par contre, la vue en plan du sous-sol prend cet aspect-ci :


Ce qui est quand même plus correct !
De la même façon, si l’on a un bâtiment avec plusieurs sous-sols, il suffira d’avoir un point par zone de coupe de vue en plan pour voir apparaître le hachurage dans toutes ces vues en plan…

Bon à savoir !

mercredi 11 février 2009

Les élévations intérieures

Si l’on souhaite créer des vues des différentes élévations intérieures d’un local, on aura tendance, au départ, à utiliser l’outil de coupe.
Grave erreur !
En effet, la création de vue de type « Elévation » possède des automatismes pour les vues intérieures des pièces.
Voyons cela :
Imaginons le plan suivant, pour lequel on souhaite réaliser 4 élévations intérieures du local mis en évidence :



Sélectionnons l’outil « Elévation » dans le menu Vue, et promenons le curseur dans le local. Première constatation : l’orientation de l’élévation suit automatiquement l’orientation des parois de la pièce !



Créons de cette manière les 4 élévations, positionnées dans le local :



Sélectionnons ensuite une de celles-ci, pour faire la deuxième constatation : les limites latérales de cadrage se sont automatiquement adaptées au local, se terminant aux parois transversales :



Lors de la création de la mise en page de ces élévations sur une feuille, il sera très facile d’utiliser l’alignement horizontal automatique entre les vues, afin que la présentation soit parfaite :



Et voila le résultat :